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Agents
protecteurs contre la neurotoxicité du mercure. |
Godefroy et Rostène (Unité 968 « Institut de la Vision ») et des
collègues du laboratoire « Environnements et paléoenvironnements
océaniques et continentaux » (Universités de Bordeaux 1 et 4)
associés à des équipes japonaises et helvétiques viennent
d'identifier des agents protecteurs contre la neurotoxicité du
mercure.
Ces agents, les chimiokines, sont efficaces pour protéger le cerveau
des souris contaminées par le mercure.
Les résultats obtenus montrent que le mercure peut provoquer une
neuroinflammation, et que la chimiokine
CCL2 agit comme un système neuroprotecteur dans les déficits
neuronaux induits par ce mercure.
Ces résultats ont été publiés dans Toxicological Sciences,123,
octobre 2011, « The chemokine
CCL2 protects against methylmercury neurotoxicity ». |
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Résidus médicamenteux dans
les eaux |
A la suite du rapport de 2010 du groupe
d’appui
scientifique du Plan national sur les résidus médicamenteux
les Ministères
du développement durable et
de la santé ont publié le 30 mai 2011 un plan
national
sur
les résidus médicamenteux dans les eaux.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNRM.pdf |
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Les députés votent l'interdiction du bisphénol A dans les
emballages alimentaires. |
Après
l'interdiction en 2010 des biberons contenant du bisphénol A,
l’Assemblée nationale a voté mercredi 12 octobre 2011 une proposition de
loi qui interdit le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires à
partir de 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux
enfants de moins de 3 ans et de 2014 pour l’ensemble des emballages
alimentaires.
Ce vote
intervient après un rapport d’expertise collective et d’étude de l'Anses
- Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation daté de septembre 2011
et disponible
sur le site de l’ANSES à l’adresse :
http://www.anses.fr/Documents/CHIM-Ra-BisphenolA.pdf |
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Aspartame - Avis de l'EFSA et de l'ANSES |
L’EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, a confirmé, le
28 février, que l’aspartame ne présentait pas de danger pour la
santé humaine. Malgré les nouveaux résultats danois (Halldorsson et
al.) du 11 janvier, qui affirmaient le contraire (risque
d’accouchements prématurés) et ceux, les seuls ?, apportés par
l’institut Ramazzini (Soffritti et al., 2010) qui mettent en
relation l’aspartame et l’apparition de tumeurs chez des rats, l’EFSA,
et l’ANSES dans son avis du 14 mars, prennent position sans
ambigüité sur l’innocuité de cet édulcorant. Les deux organismes de
sécurité ont relevé dans ces deux études des degrés d’incertitudes
tels qu’il ne leur a pas été possible de prendre en considération la
réalité des dangers que leurs auteurs ont annoncé.
C’est ainsi que la DJA établie pour l’aspartame demeure fixée à 40
mg/kg /jour. |
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Les mesures de
concentration biologiques de plusieurs polluants de
l'environnement dans la population française : des niveaux de
référence ( étude de l'INVS) |
Pour la
première fois en France, les concentrations biologiques de métaux,
pesticides et PCB (polychlorobiphényles) ont été mesurées sur un
échantillon représentatif de la population. Cette étude sur des
substances chimiques présentes dans l'environnement ou
l’alimentation concerne principalement les adultes. (www.invs.sante.fr)
L’Institut de
veille sanitaire (InVS) a publié le 14 mars les premiers résultats
du volet environnemental de l’Étude nationale nutrition santé (ENNS)
réalisée en 2006- 2007 concernant les métaux. Un 2e tome, à paraître
fin 2011, détaillera l'exposition aux pesticides et PCB. Il s’agit
de la première étape de la stratégie nationale de biosurveillance
qui inclura en 2012 un volet concernant les enfants, et qui
permettra de connaître les évolutions par rapport aux données de
cette première étude tout en élargissant les mesures à une centaine
de substances dosées. Des polluants émergents, ou appartenant à
d’autres familles chimiques, comme les perturbateurs endocriniens,
seront aussi intégrés. La stratégie nationale de biosurveillance est
issue du Grenelle de l’Environnement et fait partie des actions du
PNSE 2. |
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Une étude de
l'ANSES sur les résidus médicamenteux dans les eaux qui sont
destinées à la boisson |
Publié en janvier 2011,
ce rapport présente les résultats d’une campagne de prélèvements et
d’analyses nationale dans le but d’éventuelles actions de
surveillance des eaux destinées à la consommation humaine.
C’est le laboratoire
d’hydrologie de Nancy qui a organisé cette campagne qui concerne
25% des eaux, soit 280 prélèvements. Les 34 pages du rapport sont
accessibles sur le site de l’agence, on y relève que 35% des eaux
brutes superficielles et 70% des eaux souterraines ne renferment
aucune des 76 molécules dites prioritaires, à des teneurs
supérieures à la limite de quantification. On trouve aussi que plus
de 90% des eaux présentent une concentration cumulée inférieure à
25ng/L, et que moins de 5% des eaux traitées présentent une teneur
cumulée supérieure à 100ng/L. A noter aussi quelques particularités
: la caféine est plus fréquente dans les eaux traitées d’origine
superficielle, de même que l’époxycarbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène.
Par contre la carbamazépine est plus fréquente dans les eaux
traitées d’origine profonde. |
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Stratégie de recherche en Toxicologie et en Ecotoxicologie |
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/95/0/Rapport_Tox-ecotox-v6final_148950.pdf
Dans le
cadre de la SNRI (Stratégie Nationale pour la Recherche et
l’Innovation) qui a été initiée par le ministère chargé de la
recherche en décembre 2008, dans le prolongement des demandes
exprimées au cours du
Grenelle de l’environnement,
à la suite de multiples consultations avec tous les protagonistes
concernés tant institutionnels qu'associatifs, et après la prise en
compte des propositions du rapport Couty (2007), un groupe de
travail a été chargé de faire émerger une stratégie nationale en
toxicologie et écotoxicologie. Ce groupe a publié ses conclusions
qui
montrent la nécessité de mobiliser la recherche publique pour
renforcer la toxicologie et l’écotoxicologie afin notamment
d’appliquer les règlements protecteurs des consommateurs et de
l’environnement (Reach, …).
Le
rapport réaffirme la continuité qui existe entre toxicologie et
écotoxicologie, tout en soulignant qu’au-delà d’un socle commun les
deux communautés ont des perspectives qui leur sont propres, et
qu’elles s’associent souvent à des domaines scientifiques voisins
comme l’écologie, l’épidémiologie ou les sciences humaines.
Le
rapport propose de mobiliser la recherche au niveau national pour
le développement d’une toxicologie et d’une écotoxicologie
prédictives.
Il
définit cinq axes d’investigation :
· identifier,
caractériser et quantifier la contamination et la mesure chimique et
biologique,
· caractériser
l’éco dynamique des contaminants dans les milieux, leur
biodisponibilité et leur transfert le long de réseaux trophiques
jusqu’à l’Homme,
· analyser
les mécanismes toxiques dans le domaine des faible/très faibles
doses, des mélanges et des effets chroniques qui en résultent,
· intégrer
la diversité biologique à l’évaluation de l’impact toxique,
· améliorer
la métrique du risque.
Parallèlement, il faut souligner que le ministère de l’économie a
fait réaliser une étude sur l’état des lieux, des moyens et
compétences
privés
français en toxicologie et écotoxicologie, ce qui montre que les
enjeux nationaux sont perçus avec acuité par les différentes
autorités.
Pour sa
part, le ministère de la recherche a voulu mettre en place une
coordination scientifique durable en associant tous les
protagonistes de la recherche publique. C’est pourquoi les
présidents des « alliances » Aviesan et AllEnvi, Alain Syrota et
Roger Genet, ont été saisis pour proposer un plan d’action
susceptible de mettre en œuvre les recommandations du rapport.
Un
groupe de travail a aussitôt été mis en place, en associant l’INERIS
aux 17 organismes constitutifs des alliances. C’est en novembre
prochain qu’une première proposition de plan d’action doit être
formulée, car le ministère est décidé à conclure le plan d’action
définitif au début de l’année 2011. |
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La directive 86/609 est remplacée
par le parlement européen |
Le 8
septembre, la vieille directive de 1986 (86/609) a été remplacée par
le parlement européen.
Le
recours aux animaux à des fins scientifiques va ainsi connaître
d’autre règles, et ce dans un délai de deux ans, temps nécessaire à
la transcription en droit national de ce texte directif.
Il
n’est pas question ici de faire l’inventaire des modalités
nouvelles, mais de noter, seulement, que désormais les projets de
recherches devront bénéficier d’une autorisation qui reposera sur
trois critères : conformité administrative, validité scientifique et
appréciation éthique favorable. Reste donc à voir comment ces
obligations vont être traduites dans notre réglementation via la
Commission Nationale de l’Expérimentation Animale, mais d’ores et
déjà on peut imaginer que l’appréciation éthique reposera sur
l’évaluation que réalisent déjà les comités d’éthique. Il reste donc
deux ans à tous les établissements d’expérimentation animale pour se
doter d’un comité qui adhère à la Charte nationale portant sur
l’expérimentation animale.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
Et il
reste aussi deux ans aux expérimentateurs pour se roder à une
démarche éthique qui s’appuie sur les principes énoncés dans la
Charte nationale.
Particulièrement, la toxicologie « réglementaire » doit parfois
recourir à des protocoles sévères pour les animaux. Ce recours
nécessite une particulière vigilance afin de minimiser les dommages
et anticiper sur des douleurs inutiles en définissant avec minutie
le moment où les animaux atteignent le « point-limite ». C’est la
bonne direction dans laquelle on doit, tous, s’engager. |
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Création de l'ANSES
-
Agence
Nationale
de la SEcurité
Sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement et du
travail |
Le premier juillet 2010 est née la plus grande agence de sécurité
sanitaire d’Europe.
Prénommée Anses, la fusion de
l’Afssa et de l’Afsset résulte d’un long travail de concertation
entre les parents (l’agence française de sécurité sanitaire des
aliments et l’agence française de sécurité de l’environnement et du
travail) qui ont mis en commun leurs missions, leurs expertises,
leurs moyens et leurs personnels.
Les missions demeurent
inchangées, même si on imagine bien qu’elles bénéficieront de la
synergie des deux anciennes structures : contribuer à la sécurité
sanitaire humaine dans les domaines de l’environnement, du travail
et de l’alimentation.
L’Agence
Nationale
de la SEcurité
Sanitaire
de
l’alimentation, de l’environnement et du travail, établissement
public à caractère administratif placé sous la tutelle des ministres
chargés de l’agriculture, de la consommation, de l’environnement, de
la santé et du travail, a huit missions
(Décret no 2010-719 du 28 juin
2010) dont notamment celle de constituer un réseau de 31 écoles,
centres, agences, bureau, caisses, commissariat, instituts,
laboratoires et office.
L’Anses est l’agence de
référence pour l’évaluation des risques et pour la définition des
programmes scientifiques et techniques dans son champ d’expertise.
Elle doit aussi fournir aux
autorités compétentes l’information et l’appui nécessaires à la
gestion des risques, assurer une
mission de veille, d’épidémio-surveillance
et d’alerte sur les risques émergents et les crises sanitaires
déclarées.
L’agence contribue aussi à la
santé publique en assurant la protection et le bien-être des
animaux, la protection de la santé des végétaux, et l’évaluation des
propriétés nutritionnelles et fonctionnelles des aliments. Elle
autorise, enfin, la mise sur le marché des médicaments vétérinaires.
Le conseil d’administration
est constitué de cinq collèges (ministères, partenaires sociaux,
organisations professionnelles, ONG et associations, collectivités
territoriales) et de représentants du personnel.
Le conseil est assisté de
quatre comités d’orientation (environnement, travail, alimentation,
animaux et végétaux).
Les comités d’experts et les
personnels devront se conformer à des règles déontologiques qui
seront contrôlées par un Comité de déontologie et de prévention des
conflits d’intérêt constitué uniquement de personnalités
extérieures.
La saisine de l’Anses est
possible pour les associations de consommateurs, de protection de
l’environnement et pour celles qui défendent les intérêts des
patients et des victimes d’accidents du travail ou de maladies
professionnelles.
Les prochains dossiers
annoncés par l’Anses porteront sur la qualité de l’eau, l’impact des
pesticides sur la santé des agriculteurs, l’évaluation sanitaire des
nanomatériaux et même l’intégration des sciences humaines dans la
conduite des expertises.
Depuis début septembre
l’équipe de direction a été renforcée autour de Marc Montureux par
trois directeurs généraux adjoints.: Valérie Baduel, Gérard
Lasfargues et Martial Mettendorff. |
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Lancement d’un appel
à projets de recherche en santé-environnement et santé au travail
L’Afsset lance ce
jour un appel à projets de recherche sur la santé environnement et
la santé au travail à la demande d’Eric Woerth, Ministre du Travail,
de la Solidarité et de la Fonction publique et de Chantal Jouanno,
Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Cet appel à projets
de recherche vise à appuyer les politiques publiques : il décline
les priorités de recherche du deuxième plan national santé
environnement et du deuxième plan santé au travail qui sera publié
prochainement.
Il cible de nouvelles
priorités en 2010 : le bruit, les déchets et les liens entre
environnement et cancers dans la lancée du nouveau plan cancer. En
2010, le thème de l’impact des pesticides sur la santé humaine est
également mis en exergue, dans le sillage du plan gouvernemental
Ecophyto 2018. Ce thème deviendra d’ailleurs une priorité renforcée
de l’agence, à l’occasion de sa fusion prochaine avec l’Agence
française de sécurité sanitaire des aliments.
Au titre du deuxième
plan national santé environnement et du deuxième plan santé au
travail, cet appel à projets reprend les thématiques de l’impact
sanitaire des toxiques, cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques, des
particules atmosphériques, de l’amiante environnementale, des
nuisances sonores… Il concerne tous les milieux (milieux de travail,
air intérieur, eau, sols…) et s’intéresse en particulier aux
populations vulnérables ou sensibles. Les projets sur les risques
émergents (nouvelles technologies, nanomatériaux, ondes
électromagnétiques, résidus de médicaments, perturbateurs
endocriniens, risques psycho-sociaux) y sont particulièrement
attendus.
Son budget est
désormais de 5 millions d’euros, soit un tiers de plus qu’en 2009.
Cet accroissement a été rendu possible par l’arrivée de cofinanceurs,
notamment l’Agence de la maîtrise de l’énergie et de l’environnement
(ADEME) et à partir de maintenant, l’Institut national du cancer (INCa).
Ces nouveaux financements complètent les budgets initiaux des
ministères chargés de l’écologie et du travail.
Le gouvernement a
décidé d’aller plus loin dans le développement de la recherche en
santé-environnement et santé au travail et a décidé de confier dès
maintenant la mission de la fondation « Santé et Radiofréquences » à
l’Afsset. Elle bénéficiera d’un nouvel apport pour financer des
travaux de recherche sur ces thématiques spécifiques.
Cet appel à projets
se révèle particulièrement attractif pour la communauté de
chercheurs. Ils ont déposé deux fois plus de dossiers en 2009 que
l’année précédente, soit 120 dossiers. Le montant moyen des
financements accordés atteint 100 k€. Le programme a financé 232
projets de recherche depuis son lancement en 2002, pour un total de
21 millions d’euros.
L’Afsset a testé en
2009 un nouveau mécanisme de « questions à la recherche ». Ces
questions proviennent des manques de connaissances identifiés par
les expertises de l’Afsset ainsi que par les pouvoirs publics. Les
équipes qui font l’effort de traiter ces questions bénéficient d’un
bonus lors de la sélection des projets. Ce mécanisme sera pérennisé
à partir de 2010.
L’Afsset valorise les
résultats des recherches financées par cet appel à projets. Elle
organise le 11 mai prochain une journée scientifique de
restitution publique des résultats sur le thème des risques
émergents.
Contacts presse :
Ministère de
l’Ecologie : Sabine Deroche, 01 40 81 79 55
Ministère du Travail
: 01 44 38 22 03
Afsset : Céline Delysse : 01 56 29 16
09. Par écrit -
presse@afsset.fr |
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Du 8 au 11 novembre 2009,
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L'aamha
-
Association Africaine de Microbiologie et d’Hygiène
Alimentaire (Tunisie) et l’ARET ont organisé un colloque
scientifique et technique intercontinental sur le thème :
Toxicologie environnementale et agroalimentaire dans
l’espace francophone
Près de deux
cents participants, un quart d’entre eux issu de France, Suisse,
Espagne et Canada, ont ainsi pu échanger expertises et expériences
avec des collègues tunisiens, algériens, marocains, mauritaniens et
d'Afrique sub-saharienne.
L’efficacité
chaleureuse du Pr. Khaled Hani, président de l’AAMHA, et de son
équipe, la culture tunisienne, le cadre de la ville trimillénaire de
Sousse, l’architecture somptueuse de la bâtisse d’accueil, la
pertinence des intervenants et la ferveur des auditeurs ont
contribué à la pleine réussite de ce colloque et à l’espoir,
unanime, qu’un tel évènement devienne pérenne, un rythme bis ou
trisannuel a même été évoqué…
Trois jours de
conférences plénières ont permis d’évoquer les constats, les enjeux,
les précautions et les solutions apportés aux risques écologiques et
sanitaires liés aux contaminants naturels ou anthropiques dans les
différents contextes économiques, sociaux, géographiques, et
climatiques relatifs aux origines de chacun des conférenciers. Cette
diversité a montré l’unicité des préoccupations de tous les acteurs
chargés de veiller à un avenir durable. Elle a montré aussi, que les
enjeux ne sont pas limités aux frontières topographiques, politiques
ou culturelles, même si celles-ci peuvent être des obstacles à des
solutions immédiates. Les précautions prises pour l’exploitation des
dattes, des oliviers ou du pin d’Alep du Maghreb, même si elles sont
particulières, ne sont pas fondamentalement différentes, dans leurs
approches, de celles qui sont prises pour protéger le saumon du
Saint-Laurent ou les laitues angevines.
Les
confrontations des différentes expériences ont aussi mis en évidence
que la sérénité doit présider avant toute conclusion hâtive d’une
action précipitée, que l’approche scientifique demeure la précaution
première de toute crainte ou émotion et que rares sont les toxicités
monocausales.
Près de cent quarante
communications affichées ont permis de rencontrer bon nombre de
jeunes collègues aux dynamismes vigoureux et prometteurs sur des
thèmes aussi variés que les eaux usées, la bioaccumulation, les
bioindicateurs, la pollution alimentaire, la santé humaine, les
toxines, les substances bioactives. Tous sont avides de
collaborations, y compris pour trouver des laboratoires d’accueil
loin de leurs pays, et tous sont attentifs
aux
expériences des autres, démontrant ainsi qu’ils adhèrent à la notion
de perméabilité des frontières et à la diversification des savoirs.
Sousse, assurément, c’est un succès ! |
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Nanotechnologie et réglementation
européenne |
Deux opérations
ont été lancées en 2009
:
- Etiquetage des produits cosmétiques
renfermant des nano substances
En première étape
vers l'information du consommateur, le Parlement européen a adopté
le 24 mars 2009 une résolution pour pallier les insuffisances de
protection du consommateur, le texte prévoit :
- de rendre
obligatoire à partir de 2012 l'étiquetage des produits cosmétiques
renfermant des nano substances mais avec des restrictions qui
affaiblissent l'efficacité du texte comme l'absence d'obligation
d'étiquetage des produits commercialisés avant 2012.
- la mise en œuvre
d'une nouvelle procédure de mise sur le marché des produits
cosmétiques renfermant des nanoparticules, mais avec des
restrictions d'application aux nanosubstances insolubles et
biorésistantes.
Consulter le texte adopté à
l'adresse:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2009-0158+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR
- Aspect réglementaires des
nanomatériaux
Le Parlement européen
a adopté le 24 avril 2009 une résolution demandant en particulier:
- l'introduction
d'une définition scientifique et exhaustive des nanomatériaux dans
la législation communautaire
- à la Commission
d'étudier la nécessité de réviser le règlement REACH en ce qui
concerne, notamment:
. l'enregistrement
simplifié des nanomatériaux manufacturés ou importés pour une
quantité inférieure à une tonne;
. l'examen de tous
les nanomatériaux, considérés comme étant de nouvelles substances;
. un rapport sur la
sécurité chimique comportant une évaluation de l'exposition pour
tous les nanomatériaux enregistrés;
. des
exigences de notification pour tous les nanomatériaux mis sur le
marché, qu'ils soient commercialisés en tant que tels ou qu'ils
entrent dans la composition de préparations ou d'articles.
Consulter le texte à l'adresse:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0328&language=FR
La réglementation
Reach et l'expérience acquise dans sa mise en œuvre permettra peut
être d'aborder plus efficacement les problèmes d'introduction des
"produits nanotechnologiques" en Europe et de traiter de leur impact
sur l'Homme et l'environnement. |
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ECHA – Agence
Européenne des produits chimiques |
Au cours de la première
année, l'Agence s'est consacrée à l’établissement de son
organisation et au recrutement de son personnel, pour pouvoir être
prête à traiter les enregistrements à partir du 1er juin
2008.
Pour prendre ses
décisions, l'Agence tiendra compte des meilleures données
scientifiques et techniques et informations socio-économiques
disponibles. Elle fournira aussi des informations relatives aux
substances chimiques et des conseils techniques et scientifiques.
Par le biais de l'évaluation et de l'approbation des propositions
d'essais, l'Agence minimisera les essais sur les animaux.
L'Agence, située à
Helsinki, en Finlande, gère les procédures d'enregistrement,
d'évaluation, d'autorisation et de restriction relatives aux
substances chimiques, afin d'assurer la cohérence au niveau de
l'Union européenne. Ces procédures REACH sont destinées à fournir
des informations complémentaires sur les substances chimiques, afin
de veiller à leur utilisation sûre et de garantir la compétitivité
de l'industrie européenne.
http://echa.europa.eu/pre-registration/submission_fr.asp
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La guêpe, le virus et la chenille |
"Je me
sers des animaux pour instruire les hommes" Jean de La Fontaine
Quelle citation
pourrait mieux accompagner la mise en évidence d'un cas de "thérapie
génique naturelle" pratiqué par une guêpe depuis plusieurs millions
d'années pour favoriser sa reproduction au détriment d'un autre être
vivant.
Les
guêpes parasites de la famille des braconides et leurs chenilles
hôtes constituent un modèle original de parasitisme : les guêpes
pondent leurs œufs dans les chenilles et injectent simultanément des
particules virales pour contourner les défenses de leur hôte et
contrôler sa physiologie afin d'assurer la survie des larves de la
guêpe.
Une équipe de
l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte
(CNRS/Université François-Rabelais Tours), en collaboration avec un
laboratoire de l'université de Berne et le Génoscope d'Evry a mis en
évidence que les gènes codant pour ces particules virales ne
proviennent pas
du génome d'un
nudivirus mais sont issus du génome de la guêpe
elle-même.
Il s'agit de gènes produits dans les ovaires de la
guêpe et provenant d'un virus capturé par l'ancêtre commun des
guêpes il y a 100 millions d'années.
Références
Revue
"Science" du
13 février 2009
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/323/5916/926
Communiqué de
presse 1533 du CNRS en date du 13/02/2009 :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1533.htm |
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Les animaux
sentinelles |
Si le concept
d’animaux sentinelles du risque sanitaire d’origine environnementale
pour l’Homme est ancien, le contexte environnemental actuel avec
notamment les perturbations climatiques, les modifications de
l’habitat d’espèces vectrices de maladies animales ou /et humaines,
les possibilités analytiques de détecter voire quantifier des
polluants longtemps méconnus, la large gamme de produits chimiques
produits et utilisés par l’Homme dans de multiples situations,
élargissent l’interprétation de ce concept qui de ce fait recouvre
une vision différente selon que l’on est médecin, infectiologue,
toxicologue , écotoxicologue, ou vétérinaire.
Une étude est en
cours, de faisabilité d’un réseau de vétérinaires
épidémiosurveillants des cancers canins ("pet epidemiology") avec
l’aide de collègues cliniciens, épidémiologistes et cancérologues du
site d’Alfort en lien avec des médecins épidémiologiste et
cancérologues de l’Inserm et de l’InVS (Dr A.Sasco et Dr J. Le
Moal). Forts des données fournies par le réseau, les toxicologues,
les épidémiologistes, les cancérologues et les cliniciens de l’ENV
Alfort analyseront ces informations en collaboration avec les
épidémiologistes et les cancérologues humains qui travaillent avec
eux à cet objectif de santé publique et de pathologie comparée. Le
réseau évoluant constamment et se renforçant d’année en année, les
données reflèteront de mieux en mieux la réalité du terrain et
l’incidence des maladies animales. Un registre des cancers canins et
félins pourra alors voir le jour. En outre, des comparaisons
d’incidence de maladies similaires à l’espèce canine ou féline et à
l’espèce humaine contribueront à la recherche de causes communes, en
particulier environnementales. |
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Les dentifrices au DEG |
Dès
juillet 2007, L’Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits
de Santé - Afssaps a attiré l’attention des consommateurs sur la
vente, dans un certain nombre de pays européens, de dentifrices
contenant du diéthylène glycol (DEG) ajouté comme épaississant en
remplacement de la glycérine.
Principalement importés de Chine, ces dentifrices ont été
identifiés par les autorités sanitaires françaises, espagnoles,
britanniques, américaines et canadiennes.
En
2007, l'enquête de surveillance du marché français des dentifrices,
réalisée en urgence conjointement par l’Afssaps et les services de
la DGCCRF et des Douanes, a permis de procéder en moins de 2 mois
aux retraits de 11 dentifrices du territoire national dont 10
d’origine chinoise.
La
mise à jour de septembre 2008 du document AFSSAPS concernant les
dentifrices contenant du diéthylène glycol (DEG) est disponible à
l'adresse:
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/deg/sommaire.htm
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Quelques précisions sur les phycotoxines |
Les toxines DSP (Diarrhetic Shellfish Poisons) regroupent différents
composés se répartissant en plusieurs familles : les
dinophysistoxines (DTXs) dont la principale est l'acide okadaïque
(AO), les pecténotoxines (PTXs), les yessotoxines (YTXs) et les
azaspiracides (AZAs). La plupart ont une activité diarrhéique chez
le consommateur de coquillages contaminés, une intoxication dont les
effets apparaissent dans un délai de deux à douze heures après
ingestion. Les principaux symptômes sont des diarrhées, des douleurs
abdominales, parfois des nausées et des vomissements. Les toxines
DSP étant stables à la chaleur, la cuisson des coquillages ne
diminue pas leur toxicité.
Les toxines PSP (Paralytic Shellfish Poisons) forment une famille
d'une vingtaine de molécules chimiquement proches, dont la toxine de
base est la saxitoxine (STX). Parmi les dérivés de la STX, il y a
les gonyautoxines (GTXs) et la néosaxitoxine. Ces toxines ont une
action paralysante et elles provoquent chez le consommateur de
coquillages contaminés, une intoxication dont les effets
apparaissent en moins de trente minutes. En cas d'intoxication
faible ou modérée, les symptômes sont des fourmillements aux
extrémités, des engourdissements autour des lèvres, des vertiges et
des nausées, un pouls rapide, une incoordination motrice. Si
l'intoxication est forte, la paralysie et les troubles respiratoires
qui s'ensuivent peuvent être mortels. Les toxines PSP étant stables
à la chaleur, la cuisson des coquillages ne diminue pas leur
toxicité.
Les toxines ASP (Amnesic Shellfish Poisons) sont constituées d'acide
domoïque (AD) et de ses isomères. Ces toxines ont une action
amnésiante et elles provoquent chez le consommateur de coquillages
contaminés une intoxication dont les premiers symptômes apparaissent
dans un délai de 2 à 24 heures : ceux ci sont de type
gastro-intestinal (vomissements, diarrhées). Puis, entre 24 et 48
heures, ce sont des symptômes neurologiques qui sont observés (maux
de tête persistants, troubles de l'équilibre ou de la vue). Dans les
cas les plus graves, il apparaît une perte de mémoire, des
altérations de la conscience et parfois des convulsions et un coma.
Les toxines ASP étant stables à la chaleur, la cuisson des
coquillages ne diminue pas leur toxicité.
Pour la plupart, les teneurs maximales en toxines DSP et en toxines
paralysantes et amnésiantes sont réglementées au niveau européen
depuis les années 90.
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Dinophysis
et toxines DSP
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Alexandrium tamarense
et toxines PSP |
Pseudo-nitzschia
et toxines ASP |
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Photos Ifremer et Afssa |
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Biotoxines marines - Le Projet National Arcachon |
Certaines
biotoxines marines ou phycotoxines sont synthétisées par des espèces
de phytoplancton ou microalgues dont les mollusques bivalves
(moules, palourdes, moules, huîtres ...) se nourrissent. La
prolifération de ces microalgues ne pouvant être contrôlée, il est
impossible d'éviter que les coquillages ne se contaminent en
phycotoxines. Afin de prévenir l'exposition des consommateurs à ces
biotoxines marines, une surveillance constante des coquillages est
assurée dans les zones de production. Aux printemps 2005 et 2006
ainsi qu'au cours de l'été 2006, des épisodes de toxicité ont été
détectés dans le bassin d'Arcachon sans que l'on puisse identifier
l'agent chimique impliqué. Ces épisodes ont engendré des
interdictions d'exploitation pour les huîtres, les moules et les
palourdes pour des durées variables ce qui a provoqué un manque à
gagner important pour les exploitants. Les causes des toxicités
détectées n'ont, pour lors, pu être élucidées. Saisie par le
ministère de l'agriculture et de la pêche en juin 2006, l'Afssa a
élaboré un programme de recherche visant à élucider les causes des
toxicités observées et à développer des outils permettant de
détecter et de discriminer rapidement les types de toxines
impliquées.
En tant que laboratoire
national de référence pour les biotoxines marines, le laboratoire
d'étude et de recherches sur la qualité des aliments et des procédés
agroalimentaires (LERQAP) de l'AFSSA a été chargé de piloter ce
projet qui réunit notamment un autre laboratoire de l'Afssa, le
laboratoire d'études et de recherches sur les médicaments
vétérinaires et les désinfectants situés à Fougères,
l'Ifremer-Arcachon, l'Ifremer-Nantes, le Muséum National d'Histoire
Naturelle (MNHN), le CNRS-Université de Bordeaux, le
CNRS-INSU-Université de Montpellier et le laboratoire Anatomie
Pathologique de l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort. En
août 2007, une première convention entre l'Afssa et la DPMA
(Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture) a permis de
lancer une campagne de prélèvement d'échantillons dans le bassin.
Dans un deuxième temps, une convention a été signée entre l'Afssa,
le ministère de l'agriculture et de la pêche et le ministère de la
santé assurant le financement global du projet qui a débuté en
décembre 2007.
Le
programme est structuré autour de trois axes. Le premier, prévu pour
un an, concerne la collecte de coquillages et leur qualification
(préparation des extraits et recherche d'une toxicité). Cette étape
est longue et nécessite plusieurs campagnes de prélèvement. Elle est
cruciale puisqu'elle permet de fournir des échantillons de qualité
aux différents partenaires du projet. Parallèlement au traitement
des échantillons, une procédure de prélèvement hebdomadaire des
coquillages a été mise en place en 2007 et 2008, et des prélèvements
réguliers sont ainsi effectués et transmis pour traitement à
l'Afssa.
Le
deuxième axe du projet est dédié à l'étude de la toxicité et au
développement de tests
in vitro
sur cultures
cellulaires. Plus fondamentale, cette tâche durera trois ans. Son
but est de disposer d'un test spécifique pour chaque type de
toxicité, permettant face à une situation de toxicité inconnue, de
déterminer rapidement et spécifiquement le type de toxicité
impliquée. Ce travail est coordonné par le MNHN et l'équipe mixte
CNRS-Université de Bordeaux 1. Une thèse Afssa codirigée par
l'équipe du LERQAP et le MNHN est menée au MNHN depuis décembre 2006
et porte plus spécifiquement sur le développement de modèles de
neurotoxicité.
Le
dernier axe du projet est spécifiquement dédié à identifier la cause
des toxicités observées en 2005 et 2006. Il est destiné à durer un
an. Lors du montage du projet, quatre hypothèses ont été retenues
pour tenter d'expliquer ces toxicités: la présence de teneurs
élevées en acides gras libres dans les coquillages eux-mêmes, de
dérivés de toxines connues dans les coquillages, de toxines liées à
des espèces phytoplanctoniques toxiques nouvelles ou encore
méconnues dans le bassin d'Arcachon ou l'implication d'autres
contaminants d'origine humaine (insecticides). L'étude de chaque
hypothèse est en cours, elle est confiée à un ou plusieurs
partenaires distincts. De manière complémentaire, l'identification
des organes cibles et des éventuelles altérations tissulaires dues
aux agents toxiques mis en évidence en 2005 et 2006, sont
actuellement analysées à partir d'études anatomo-pathologiques.
Un
premier bilan scientifique sera effectué fin 2008 ou début 2009, au
terme de la première année de travail.
Extrait
de la revue AFSSA A-propos N°21, juillet 2008
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Etude de la fertilité et de la reproduction
humaine autour de l’usine de traitement des combustibles usés de
la Hague
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Une étude
réalisée par l’Unité Inserm 822 «Santé reproductive, sexualité,
infection à VIH : Epidémiologie, démographie, sciences sociales» (Le
Kremlin Bicêtre) a caractérisé la vie reproductive de la population
générale du canton de Beaumont-Hague (Manche), où se trouve l’usine
de traitement des combustibles usés de La Hague, et l’a comparée à
la situation observée dans une zone similaire de Bretagne éloignée
de l’usine. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une série d’études
épidémiologiques conduites autour du site de La Hague sous la
coordination d’Alfred Spira, et autour des usines de traitement des
combustibles nucléaires usés (en fonctionnement ou ayant cessé leur
activité) situées au Royaume-Uni. Le résultat de ce travail est
publié dans l’édition de juin du
Journal of Epidemiology and Community Health.
Le traitement
des combustibles usés est accompagné de rejets dans l’environnement
de composés radioactifs et de composés chimiques non radioactifs. Le
travail mené par Alfred Spira et ses collaborateurs s’est attaché à
étudier plusieurs indicateurs de la reproduction, dans la population
générale du canton proche de l’usine et d’une zone de comparaison en
Bretagne.
Les
chercheurs ont réalisé une enquête incluant, d’une part, 857
habitantes du canton de Beaumont-Hague, où est implantée l’usine de
traitement des combustibles usés de La Hague, et, d’autre part, 326
habitantes de quatre communes de la baie de Saint-Brieuc (Hillion,
la Méaugon, Saint-Julien et Yffiniac); ces communes ont été choisies
pour leur similarité avec le canton de Beaumont-Hague du point de
vue de la distribution des caractéristiques socioprofessionnelles,
et de la composition des roches du sous-sol, source d’exposition à
la radioactivité d’origine naturelle. Les foyers, tirés au sort dans
les deux sites, ont été interrogés au printemps 2000 sur leur vie
reproductive durant la période allant de 1985 à 2000. La
fécondabilité (probabilité mensuelle de survenue d’une grossesse
pour un couple n’utilisant pas de méthode contraceptive), la
survenue de fausses-couches spontanées et le poids de naissance des
enfants nés dans la période d’étude ont été en particulier étudiés.
Le questionnaire comprenait des questions sur les facteurs
susceptibles d’influencer les événements de la vie reproductive tels
que l’âge, la consommation de tabac, le recours à l’assistance
médicale à la procréation. L’analyse statistique permettait de
rendre les deux zones d’études similaires du point de vue de la
distribution de ces facteurs.
«
L’analyse
des données recueillies ne met pas en évidence de différence
importante dans les événements de la vie reproductive étudiés entre
les deux populations issues des 2 zones comparées
» concluent les chercheurs.
Cette conclusion s’applique à la population générale, et l’étude ne
permet pas de tirer de conclusion spécifique sur des sous-groupes
particuliers, comme les travailleurs exposés professionnellement aux
rayonnements ionisants ou polluants chimiques.
Si ces résultats ne
permettent pas de conclure que les caractéristiques de la fertilité
et de la reproduction sont strictement identiques entre les deux
zones, ils montrent que la proximité de l’usine n’entraîne pas
d’altération forte de la probabilité de grossesse, ni d’augmentation
du risque de fausse-couche spontanée ou de diminution importante du
poids de naissance. Plus précisément, elle indique qu’il est peu
probable que la fécondabilité soit inférieure de plus 20% dans la
zone de Beaumont-Hague, par rapport à la zone de comparaison.
Reproductive Life Events in the Population Living in the Vicinity of
a Nuclear Waste Reprocessing Plant
R. Slama, O.
Boutou, B. Ducot, et A. Spira.
J Epidemiol Community Health
62(6):
513-521, 2008 (n°de juin 2008).
Alfred Spira
Directeur de recherche Inserm
alfred.spira@iresp.net
Information
presse INSERM parue le 2 juin 2008 |
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Mise en place d’une plateforme nationale pour le
développement de méthodes alternatives en expérimentation
animale - Communiqué de presse de l'Afssaps du 22 avril
2008 |
"Le Ministère de la
Recherche et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé (Afssaps) annoncent la mise en place d’une « Plateforme
Nationale pour le développement de méthodes alternatives à
l’expérimentation animale », sous forme d’un Groupement d’Intérêt
Scientifique (GIS), réunissant douze partenaires : Ministère de la
Recherche, Afssaps, INERIS (Institut National de l’environnement et
des risques), Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de
l’Environnement et du Travail), Inserm (Institut National de la
Santé et de la Recherche Médicale), CNRS (Centre National de la
Recherche Scientifique), UIC (Union des Industries Chimiques), FEBEA
(Fédération des entreprises de la beauté), LEEM (les Entreprises du
Médicament), OPAL (Recherche Expérimentale et Protection de l’Animal
de Laboratoire), LFDA (Fondation Ligue Française des Droits de
l’Animal), SPTC (Société de Pharmaco-Toxicologie Cellulaire).
Cette plateforme a pour
but de fédérer tous les partenaires autour de la volonté commune de
favoriser la mise en place de méthodes alternatives permettant de
réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire
notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des
produits de santé et des substances chimiques. La France rejoint
ainsi les pays européens disposant d’une plateforme nationale et
réunis au sein de la plateforme européenne
ECOPA (European Consensus Platform on Alternatives). Ces
plateformes réunissent les autorités compétentes, les chercheurs,
les industriels et les associations de protection animale. La
plateforme incitera les chercheurs français à entrer dans le
processus de validation des méthodes via l’ECVAM
(European Centre for the Validation of Alternative Methods) et les
aidera à faire face au paradoxe auquel ils sont confrontés : ils
connaissent, présentent ou évaluent des demandes d’essais portant
sur des substances chimiques ou des ingrédients entrant dans la
composition des produits de santé, tout en étant confrontés aux
impératifs éthiques exigeant de limiter au maximum le recours à
l’animal de laboratoire, voire de le supprimer à bref délai dans
certains cas. Les réglementations (REACH, 7 ème amendement de la
directive cosmétique) et les débats du récent « Grenelle de
l’environnement » mettent bien en évidence cette problématique.
A la suite du lancement de
cette plateforme nationale, effectué conjointement par le Directeur
Général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de la
Recherche et par le Directeur général de l’Afssaps, le Comité
Directeur du GIS, présidé par la représentante de l’Afssaps, a tenu
sa première séance et nommé son directeur, représentant de l’INERIS,
le 6 mars 2008. Les travaux de cette plateforme nationale seront
conduits au sein de deux sous-comités : produits de santé (dont le
secrétariat sera assuré par l’Afssaps) et substances chimiques (dont
le secrétariat sera assuré par l’INERIS).
La mise en place de ces
deux sous-comités sera faite par un appel à candidatures d’experts
compétents, qui sera prochainement publié. Cela permettra à la
plateforme d’entrer dans la phase pratique de ses travaux. "
http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/080404.htm |
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Evaluation du dispositif de toxicovigilance |
En 2007
l'évaluation du dispositif de toxicovigilance a fait l'objet d'un
rapport de 276 pages établi par l'IGAS - Inspection générale des
affaires sociales.
Depuis 1976, les centres anti-poison et la
toxicovigilance ont fait l'objet de nombreuses dispositions
administratives et réglementaires visant notamment à organiser un
dispositif national de toxicovigilance comportant 6 CAPTV (centres
anti-poison et de toxicovigilance) et 3 CTV (centres de
toxicovigilance), animant des réseaux de correspondants locaux,
coordonnés au plan national par une structure centrale, et disposant
d'un système d'information commun. Ce rapport fait l'état des lieux
de ces dispositifs et constate que l'organisation de la
toxicovigilance prévue par les textes demeure incomplètement mise en
œuvre (moyens humains et financiers réduits, fonctionnement
artisanal dominé par la réponse téléphonique à l'urgence).
Soulignant l'évolution des risques d'intoxications aiguës ou
chroniques, il constate qu'à l'étranger, avec des situations
initiales semblables à celles de la France, un enseignement de
toxicologie de haut niveau se met en place dans les cursus
universitaires. Des préconisations sont proposées afin de redéfinir
les missions et les outils nécessaires à la toxicovigilance, d'en
repenser l'organisation, d'en réformer le financement et de mettre
en place un pilotage hospitalier adapté, dans le but de surmonter
les difficultés de la toxicologie.
En page 2 du rapport une phrase résume
le constat de la situation :
"La situation de la
toxicovigilance est inquiétante".
Le document (3Mo) peut être consulté
sur Internet à l'adresse suivante :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000735/0000.pdf |
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Plan de
Gestion des Risques (PGR) |
Selon l’article 8 de la
directive 2004/27/CE, une demande d’AMM doit comprendre une "description
détaillée du système de pharmacovigilance et, le cas échéant, de
gestion du risque que le demandeur mettra en place".
Depuis les retraits du marché de la cérivastatine en
août 2001, puis du Vioxx® en octobre 2004, la réglementation
communautaire portant sur la surveillance des médicaments a évolué.
Elle a renforcé les obligations au titre des outils classiques de
pharmacovigilance, mais, elle s’appuie aussi désormais sur la mise
en place de plans de gestion des risques concernant certaines
catégories de produits notamment :
- les
médicaments nouveaux (contenant une substance active nouvelle ou bio
similaire),
- les
médicaments génériques lorsqu’un problème de sécurité a déjà été
identifié avec le médicament princeps,
- les
médicaments déjà commercialisés mais dont la demande d’extension de
l’autorisation de mise sur le marché (AMM) entraîne des changements
significatifs des conditions d’emploi du produit.
Les PGR visent, dès la mise sur le marché de ces
médicaments, à mieux connaître leur profil de sécurité pour
entreprendre les actions permettant de maîtriser le risque.
Ceci consiste, par exemple, à identifier précocement
les populations à risque ou les pratiques non conformes au bon usage
du médicament, dans les conditions réelles d’utilisation. Par
rapport à la démarche de pharmacovigilance classique, basée sur le
recueil et l’évaluation des signaux rapportés par les professionnels
de santé, les PGR impliquent donc une surveillance proactive et
orientée des risques, qui s’accompagne d’une évaluation constante du
rapport bénéfice/risque.
Conjointement à ces mesures de surveillance
renforcée, le PGR peut inclure, si nécessaire, un plan de
minimisation du risque comprenant des actions de communication à
destination des professionnels de santé et des patients, afin de
favoriser le bon usage du produit et la sécurité d’emploi.
L’Afssaps s’est dotée en 2005 au sein de la Direction
de l’évaluation des médicaments et des produits biologiques d’un
département chargé de la surveillance des risques, du bon usage et
de l’information sur les médicaments. Cette structure a notamment
pour mission de mobiliser toutes les ressources et outils permettant
de mettre en œuvre des plans de gestion des risques (PGR) de manière
coordonnée, en étroite relation avec la pharmacovigilance.
Depuis cette date, une centaine de PGR ont été
évalués par l’Afssaps, soit dans le cadre de ses activités
européennes (France désignée comme rapporteur pour une demande d’AMM
centralisée), soit dans le cadre de ses activités nationales.
L’Afssaps a identifié un
certain nombre de problématiques particulières susceptibles d’être
rencontrées en France : offre thérapeutique spécifique, pratiques
médicales ou conditions de délivrance différentes ou encore
nécessité de prendre en compte une sensibilisation particulière due
à des problèmes de pharmacovigilance rencontrés antérieurement avec
les produits d’une même classe. Ces situations peuvent conduire
parfois à la mise en place
d’un PGR national, complétant ou prolongeant le PGR européen
L’Afssaps a ouvert une rubrique dédiée aux PGR sur son site internet
: http://afssaps.sante.fr
.
Dans un premier temps, seuls les PGR nationaux ou comprenant des
dispositions complémentaires aux PGR européens y sont diffusés.
Par
exemple fiche PGR de l'Acomplia à l'adresse :
http://afssaps.sante.fr/htm/10/pgr/fiche_pgr_acomplia.pdf
Les résumés des PGR européens sont disponibles sur le site de l’EMEA
-
European Medicines Agency :
http://www.emea.europa.eu
Information sur la législation européenne : EMEA Implementation of
the New EU Pharmaceutical Legislation :
http://www.emea.europa.eu/htms/general/direct/legislation/legislationhuman.htm
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Toxicologie Nucléaire Environnementale - Bilan du programme de
recherche ToxNuc-E piloté par le CEA |
Le
Programme de recherche de Toxicologie Nucléaire Environnementale
"ToxNuc-E" a pour objectif d’identifier les effets toxiques
d’éléments chimiques, radioactifs ou non, utilisés dans la recherche
et l’industrie nucléaires. Ces travaux visent à déterminer les
mécanismes de toxicité de ces éléments pour l’homme et son
environnement et de proposer des procédés de dépollution des sols et
de traitement d’éventuelles contaminations
Ce programme, piloté
par le CEA et soutenu par le Ministère de l'Enseignement Supérieur
et de la Recherche, comporte 15 projets de recherche et fédère
depuis 2004 une communauté scientifique pluridisciplinaire d’environ
200 chercheurs/an et 100 doctorants et post-doctorants (CEA, CNRS,
Inra, Inserm). Avec plus de 300 publications, les retombées de ces
recherches dépassent le cadre nucléaire et contribuent à un
développement des recherches en toxicologie au niveau national. |
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Des
abeilles pour tester la pollution de l'air à l'aéroport de Lyon
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L'aéroport de Lyon
Saint-Exupéry vient d'installer dix ruches équipées de trappes à
pollens en bout de piste et à l'abri du vent du nord afin de tester
la qualité de l'air.
Ces ruches doivent
compléter le système d'analyse physico-chimique de l'air installé
par la Coparly (comité de coordination et de contrôle de la
pollution atmosphérique de la région lyonnaise) qui dispose depuis
2004 d'un capteur fixe en bout de piste.
Le miel et le pollen
seront analysés afin de rechercher en particulier des traces
d'hydrocarbures aromatiques polycycliques et de métaux lourds. Des
prélèvements des produits de la ruche seront effectués par
l'apiculteur chargé de l'entretien et de l'exploitation des ruchers
et seront adressés trois fois par an (sauf en hiver où les abeilles
sont au repos) à la Coparly pour analyses.
Ces ruches fourniront
en outre des indications sur les plantes butinées dans un rayon de
deux kilomètres et permettront de suivre l'évolution de la flore
année après année. Afin de favoriser la biodiversité, l'aéroport
s'apprête à semer plus de 5 hectares de jachères fleuries au nord de
l'aéroport.
La Coparly et l'Adara
(Association de développement de l'apiculture en Rhône-Alpes) ont
réalisé ensemble une étude de faisabilité afin de déterminer la
taille du rucher, les choix de traceurs et le protocole de mesures. |
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Potentiel cancérogène des nitrates, nitrites et
des toxines peptidiques de cyanobactéries |
Monographie de l'IARC -
Centre International de Recherche sur le Cancer (1)
Y. Grosse, R. Baan, K.
Straif, B. Secretan, F. El Ghissassi, V. Cogliano
http://monographs.iarc.fr
En juin 2006, dix neuf
scientifiques de huit pays se sont réunis au Centre International de
Recherche sur le Cancer (IARC) à Lyon afin d'évaluer la
cancérogénicité des nitrates et nitrites ingérés ainsi que des
toxines peptidiques de cyanobactéries: la microcystine-LR et les
nodularines. Ces agents environnementaux sont liés à l'écoulement
des engrais agricoles qui augmentent les concentrations en azote des
eaux de surface et des eaux souterraines, et pourraient contribuer
au développement de cyanobactéries dans les plans d'eau. Les
résultats des évaluations constitueront le volume 94 des
Monographies de l'IARC (1). |
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Les
Centres anti-poisons en France |
En
France, les Centres anti-poisons sont des structures implantées dans
les centres hospitalo-universitaires.
Ils
ont deux grandes missions :
- le
traitement des situations d'urgence par une contribution à la prise
en charge des urgences toxicologiques en donnant des avis et
conseils pour le diagnostic, le pronostic et le traitement des
intoxications aiguës volontaires ou accidentelles .
- la
toxicovigilance avec le recueil des situations de pollution ou des
cas d'intoxications aiguës ou chroniques avec des produits à usage
agricole, alimentaire, cosmétique, industriel, ménager,
pharmaceutique ... .
N°
de téléphone des principaux centres antipoison
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Angers |
02 41 48 21
21 |
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Bordeaux |
05 56 96 40
80 |
|
Grenoble |
04 76 42 42
42 |
|
Lille |
03 20 54 55
56 |
|
Lyon |
04 72 11 69
90 |
|
Marseille |
04 91 75 25 25 |
|
Nancy |
03 83 32 36 36 |
|
Paris |
01 40 37 04 04 |
|
Reims |
03 26 86 26
86 |
|
Rennes |
02 99 59 22
22 |
|
Rouen |
02 35 88 40
00 |
|
Strasbourg |
03 88 37 37
37 |
|
Toulouse |
05 61 49 33
33 |
|
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