ARET - Association pour la Recherche En Toxicologie

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Nouvelles brèves

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Agents protecteurs contre la neurotoxicité du mercure.

 

Godefroy et Rostène (Unité 968 « Institut de la Vision ») et des collègues du laboratoire « Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux » (Universités de Bordeaux 1 et 4) associés à des équipes japonaises et helvétiques viennent d'identifier des agents protecteurs contre la neurotoxicité du mercure. Ces agents, les chimiokines, sont efficaces pour protéger le cerveau des souris contaminées par le mercure.

Les résultats obtenus montrent que le mercure peut provoquer une neuroinflammation, et que la chimiokine CCL2 agit comme un système neuroprotecteur dans les déficits neuronaux induits par ce mercure.

Ces résultats ont été publiés dans Toxicological Sciences,123, octobre 2011, « The chemokine CCL2 protects against methylmercury neurotoxicity ».

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Résidus médicamenteux dans les eaux

 

A la suite du rapport de 2010 du groupe d’appui scientifique du Plan national sur les résidus médicamenteux les Ministères du développement durable et de la santé ont publié le 30 mai 2011 un plan national sur les résidus médicamenteux dans les eaux.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNRM.pdf

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Les députés votent l'interdiction du bisphénol A dans les emballages alimentaires.

 

Après l'interdiction en 2010 des biberons contenant du bisphénol A, l’Assemblée nationale a voté mercredi 12 octobre 2011 une proposition de loi qui interdit le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires à partir de 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de 3 ans et de 2014 pour l’ensemble des emballages alimentaires.

 Ce vote intervient après un rapport d’expertise collective et d’étude de l'Anses - Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation daté de septembre 2011 et disponible sur le site de l’ANSES à l’adresse : http://www.anses.fr/Documents/CHIM-Ra-BisphenolA.pdf

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Aspartame - Avis de l'EFSA et de l'ANSES

 

L’EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, a confirmé, le 28 février, que l’aspartame ne présentait pas de danger pour la santé humaine. Malgré les nouveaux résultats danois (Halldorsson et al.) du 11 janvier, qui affirmaient le contraire (risque d’accouchements prématurés) et ceux, les seuls ?, apportés par l’institut Ramazzini (Soffritti et al., 2010) qui mettent en relation l’aspartame et l’apparition de tumeurs chez des rats, l’EFSA, et l’ANSES dans son avis du 14 mars, prennent position sans ambigüité sur l’innocuité de cet édulcorant. Les deux organismes de sécurité ont relevé dans ces deux études des degrés d’incertitudes tels qu’il ne leur a pas été possible de prendre en considération la réalité des dangers que leurs auteurs ont annoncé.

C’est ainsi que la DJA établie pour l’aspartame demeure fixée à 40 mg/kg /jour.

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Les mesures de concentration biologiques de plusieurs polluants de l'environnement dans la population française : des niveaux de référence ( étude de l'INVS)

 

Pour la première fois en France, les concentrations biologiques de métaux, pesticides et PCB (polychlorobiphényles) ont été mesurées sur un échantillon représentatif de la population. Cette étude sur des substances chimiques présentes dans l'environnement ou l’alimentation concerne principalement les adultes. (www.invs.sante.fr)

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a publié le 14 mars les premiers résultats  du volet environnemental de l’Étude nationale nutrition santé (ENNS) réalisée en 2006- 2007 concernant les métaux. Un 2e tome, à paraître fin 2011, détaillera l'exposition aux pesticides et PCB. Il s’agit de la première étape de la stratégie nationale de biosurveillance qui inclura en 2012 un volet concernant les enfants, et qui permettra de connaître les évolutions par rapport aux données de cette première étude tout en élargissant les mesures à une centaine de substances dosées. Des polluants émergents, ou appartenant à d’autres familles chimiques, comme les perturbateurs endocriniens, seront aussi intégrés. La stratégie nationale de biosurveillance est issue du Grenelle de l’Environnement et fait partie des actions du PNSE 2.

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Une étude de l'ANSES sur les résidus médicamenteux dans les eaux qui sont destinées à la boisson

 

Publié en janvier 2011, ce rapport présente les résultats d’une campagne de prélèvements et d’analyses nationale dans le but d’éventuelles actions de surveillance des eaux destinées à la consommation humaine.

C’est le laboratoire d’hydrologie de Nancy qui a organisé cette campagne  qui concerne 25% des eaux, soit 280 prélèvements. Les 34 pages du rapport sont accessibles sur le site de l’agence, on y relève que 35% des eaux brutes superficielles et 70% des eaux souterraines ne renferment aucune des 76 molécules dites prioritaires, à des teneurs supérieures à la limite de quantification. On trouve aussi que plus de 90% des eaux présentent une concentration cumulée inférieure à 25ng/L, et que moins de 5% des eaux traitées présentent une teneur cumulée supérieure à 100ng/L. A noter aussi quelques particularités : la caféine est plus fréquente dans les eaux traitées d’origine superficielle, de même que l’époxycarbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène. Par contre la carbamazépine est plus fréquente dans les eaux traitées d’origine profonde.

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Stratégie de recherche en Toxicologie et en Ecotoxicologie

 

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/95/0/Rapport_Tox-ecotox-v6final_148950.pdf

 

Dans le cadre de la SNRI (Stratégie Nationale pour la Recherche et l’Innovation) qui a été initiée par le ministère chargé de la recherche en décembre 2008, dans le prolongement des demandes exprimées au cours du Grenelle de l’environnement, à la suite de multiples consultations avec tous les protagonistes concernés tant institutionnels qu'associatifs, et après la prise en compte des propositions du rapport Couty (2007), un groupe de travail a été chargé de faire émerger une stratégie nationale en toxicologie et écotoxicologie. Ce groupe a publié ses conclusions  qui montrent la nécessité de mobiliser la recherche publique pour renforcer la toxicologie et l’écotoxicologie afin notamment d’appliquer les règlements protecteurs des consommateurs et de l’environnement (Reach, …).

 

Le rapport réaffirme la continuité qui existe entre toxicologie et écotoxicologie, tout en soulignant qu’au-delà d’un socle commun les deux communautés ont des perspectives qui leur sont propres, et qu’elles s’associent souvent à des domaines scientifiques voisins comme l’écologie, l’épidémiologie ou les sciences humaines.

Le rapport propose de mobiliser  la recherche au niveau national pour le développement d’une toxicologie et d’une écotoxicologie prédictives.

Il définit cinq axes d’investigation :

· identifier, caractériser et quantifier la contamination et la mesure chimique et biologique,

· caractériser l’éco dynamique des contaminants dans les milieux, leur biodisponibilité et leur transfert le long de réseaux trophiques jusqu’à l’Homme,

· analyser les mécanismes toxiques dans le domaine des faible/très faibles doses, des mélanges et des effets chroniques qui en résultent,

· intégrer la diversité biologique à l’évaluation de l’impact toxique,

· améliorer la métrique du risque.

 

Parallèlement, il faut souligner que le ministère de l’économie a fait réaliser une étude sur l’état des lieux, des moyens et compétences privés français en toxicologie et écotoxicologie, ce qui montre que les enjeux nationaux sont perçus avec acuité par les différentes autorités.

 

Pour sa part, le ministère de la recherche a voulu mettre en place une coordination scientifique durable en associant tous les protagonistes de la recherche publique. C’est pourquoi les présidents des « alliances » Aviesan et AllEnvi, Alain Syrota et Roger Genet, ont été saisis pour proposer un plan d’action susceptible de mettre en œuvre les recommandations du rapport.

Un groupe de travail a aussitôt été mis en place, en associant l’INERIS aux 17 organismes constitutifs des alliances. C’est en novembre prochain qu’une première proposition de plan d’action doit être formulée, car le ministère est décidé à conclure le plan d’action définitif au début de l’année 2011.

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La directive 86/609 est remplacée par le parlement européen

 

Le 8 septembre, la vieille directive de 1986 (86/609) a été remplacée par le parlement européen.

Le recours aux animaux à des fins scientifiques va ainsi connaître d’autre règles, et ce dans un délai de deux ans, temps nécessaire à la transcription en droit national de ce texte directif.

Il n’est pas question ici de faire l’inventaire des modalités nouvelles, mais de noter, seulement, que désormais les projets de recherches devront bénéficier d’une autorisation qui reposera sur trois critères : conformité administrative, validité scientifique et appréciation éthique favorable. Reste donc à voir comment ces obligations vont être traduites dans notre réglementation via la Commission Nationale de l’Expérimentation Animale, mais d’ores et déjà on peut imaginer que l’appréciation éthique reposera sur l’évaluation que réalisent déjà les comités d’éthique. Il reste donc deux ans à tous les établissements d’expérimentation animale pour se doter d’un comité qui adhère à la Charte nationale portant sur l’expérimentation animale. http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr 

Et il reste aussi deux ans aux expérimentateurs pour se roder à une démarche éthique qui s’appuie sur les principes énoncés dans la Charte nationale.

Particulièrement, la toxicologie « réglementaire » doit parfois recourir à des protocoles sévères pour les animaux. Ce recours nécessite une particulière vigilance afin de minimiser les dommages et anticiper sur des douleurs inutiles en définissant avec minutie le moment où les animaux atteignent le « point-limite ». C’est la bonne direction dans laquelle on doit, tous, s’engager.

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 Création de l'ANSES - Agence Nationale de la SEcurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 

        Le premier juillet 2010 est née la plus grande agence de sécurité sanitaire d’Europe.

 

Prénommée Anses, la fusion de l’Afssa et de l’Afsset résulte d’un long travail de concertation entre les parents (l’agence française de sécurité sanitaire des aliments et l’agence française de sécurité de l’environnement et du travail) qui ont mis en commun leurs missions, leurs expertises, leurs moyens et leurs personnels.

 

Les missions demeurent inchangées, même si on imagine bien qu’elles bénéficieront de la synergie des deux anciennes structures : contribuer à la sécurité sanitaire humaine dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation.

 

L’Agence Nationale de la SEcurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle des ministres chargés de l’agriculture, de la consommation, de l’environnement, de la santé et du travail, a huit missions (Décret no 2010-719 du 28 juin 2010) dont notamment celle de constituer un réseau de 31 écoles, centres, agences, bureau, caisses, commissariat, instituts, laboratoires et office.

L’Anses est l’agence de référence pour l’évaluation des risques et pour la définition des programmes scientifiques et techniques dans son champ d’expertise.

Elle doit aussi fournir aux autorités compétentes l’information et l’appui nécessaires à la gestion des risques, assurer une mission de veille, d’épidémio-surveillance et d’alerte sur les risques émergents et les crises sanitaires déclarées.

 

L’agence contribue aussi à la santé publique en assurant la protection et le bien-être des animaux, la protection de la santé des végétaux, et l’évaluation des propriétés nutritionnelles et fonctionnelles des aliments. Elle autorise, enfin, la mise sur le marché des médicaments vétérinaires.

 

Le conseil d’administration est constitué de cinq collèges (ministères, partenaires sociaux, organisations professionnelles, ONG et associations, collectivités territoriales) et de représentants du personnel.

 

Le conseil est assisté de quatre comités d’orientation (environnement, travail, alimentation, animaux et végétaux).

 

Les comités d’experts et les personnels devront se conformer à des règles déontologiques qui seront contrôlées par un Comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêt constitué uniquement de personnalités extérieures.

La saisine de l’Anses est possible pour les associations de consommateurs, de protection de l’environnement et pour celles qui défendent les intérêts des patients et des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

 

Les prochains dossiers annoncés par l’Anses porteront sur la qualité de l’eau, l’impact des pesticides sur la santé des agriculteurs, l’évaluation sanitaire des nanomatériaux et même l’intégration des sciences humaines dans la conduite des expertises.

 

Depuis début septembre l’équipe de direction a été renforcée autour de Marc Montureux par trois directeurs généraux adjoints.: Valérie Baduel, Gérard Lasfargues et Martial Mettendorff.

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COMMUNIQUE DE PRESSE AFSSET du 29 mars 2010

 

Lancement d’un appel à projets de recherche en santé-environnement et santé au travail

 

L’Afsset lance ce jour un appel à projets de recherche sur la santé environnement et la santé au travail à la demande d’Eric Woerth, Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique et de Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

 

Cet appel à projets de recherche vise à appuyer les politiques publiques : il décline les priorités de recherche du deuxième plan national santé environnement et du deuxième plan santé au travail qui sera publié prochainement.

Il cible de nouvelles priorités en 2010 : le bruit, les déchets et les liens entre environnement et cancers dans la lancée du nouveau plan cancer. En 2010, le thème de l’impact des pesticides sur la santé humaine est également mis en exergue, dans le sillage du plan gouvernemental Ecophyto 2018. Ce thème deviendra d’ailleurs une priorité renforcée de l’agence, à l’occasion de sa fusion prochaine avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Au titre du deuxième plan national santé environnement et du deuxième plan santé au travail, cet appel à projets reprend les thématiques de l’impact sanitaire des toxiques, cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques, des particules atmosphériques, de l’amiante environnementale, des nuisances sonores… Il concerne tous les milieux (milieux de travail, air intérieur, eau, sols…) et s’intéresse en particulier aux populations vulnérables ou sensibles. Les projets sur les risques émergents (nouvelles technologies, nanomatériaux, ondes électromagnétiques, résidus de médicaments, perturbateurs endocriniens, risques psycho-sociaux) y sont particulièrement attendus.

 

Son budget est désormais de 5 millions d’euros, soit un tiers de plus qu’en 2009. Cet accroissement a été rendu possible par l’arrivée de cofinanceurs, notamment l’Agence de la maîtrise de l’énergie et de l’environnement (ADEME) et à partir de maintenant, l’Institut national du cancer (INCa). Ces nouveaux financements complètent les budgets initiaux des ministères chargés de l’écologie et du travail.

Le gouvernement a décidé d’aller plus loin dans le développement de la recherche en santé-environnement et santé au travail et a décidé de confier dès maintenant la mission de la fondation « Santé et Radiofréquences » à l’Afsset. Elle bénéficiera d’un nouvel apport pour financer des travaux de recherche sur ces thématiques spécifiques.

 

Cet appel à projets se révèle particulièrement attractif pour la communauté de chercheurs. Ils ont déposé deux fois plus de dossiers en 2009 que l’année précédente, soit 120 dossiers. Le montant moyen des financements accordés atteint 100 k€. Le programme a financé 232 projets de recherche depuis son lancement en 2002, pour un total de 21 millions d’euros.

L’Afsset a testé en 2009 un nouveau mécanisme de « questions à la recherche ». Ces questions proviennent des manques de connaissances identifiés par les expertises de l’Afsset ainsi que par les pouvoirs publics. Les équipes qui font l’effort de traiter ces questions bénéficient d’un bonus lors de la sélection des projets. Ce mécanisme sera pérennisé à partir de 2010.

L’Afsset valorise les résultats des recherches financées par cet appel à projets. Elle organise le 11 mai prochain une journée scientifique de restitution publique des résultats sur le thème des risques émergents.

 

Contacts presse :

Ministère de l’Ecologie : Sabine Deroche, 01 40 81 79 55

Ministère du Travail : 01 44 38 22 03

Afsset : Céline Delysse : 01 56 29 16 09. Par écrit - presse@afsset.fr

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Du 8 au 11 novembre 2009,

 

L'aamha - Association Africaine de Microbiologie et d’Hygiène Alimentaire (Tunisie) et l’ARET ont organisé un colloque scientifique et technique intercontinental sur le thème : 

 

Toxicologie environnementale et agroalimentaire dans l’espace francophone

 

Près de deux cents participants, un quart d’entre eux issu de France, Suisse, Espagne et Canada, ont ainsi pu échanger expertises et expériences avec des collègues tunisiens, algériens, marocains, mauritaniens et d'Afrique sub-saharienne.

L’efficacité chaleureuse du Pr. Khaled Hani, président de l’AAMHA, et de son équipe, la culture tunisienne, le cadre de la ville trimillénaire de Sousse, l’architecture somptueuse de la bâtisse d’accueil, la pertinence des intervenants et la ferveur des auditeurs ont contribué à la pleine réussite de ce colloque et à l’espoir, unanime, qu’un tel évènement devienne pérenne, un rythme  bis ou trisannuel a même été évoqué…

Trois jours de conférences plénières ont permis d’évoquer les constats, les enjeux, les précautions et les solutions apportés aux risques écologiques et sanitaires liés aux contaminants naturels ou anthropiques dans les différents contextes économiques, sociaux, géographiques, et climatiques relatifs aux origines de chacun des conférenciers. Cette diversité a montré l’unicité des préoccupations de tous les acteurs chargés de veiller à un avenir durable. Elle a montré aussi, que les enjeux ne sont pas limités aux frontières topographiques, politiques ou culturelles, même si celles-ci peuvent être des obstacles à des solutions immédiates. Les précautions prises pour l’exploitation des dattes, des oliviers ou du pin d’Alep du Maghreb, même si elles sont particulières, ne sont pas fondamentalement différentes, dans leurs approches, de celles qui sont prises pour protéger le saumon du Saint-Laurent ou les laitues angevines.

Les confrontations des différentes expériences ont aussi mis en évidence que la sérénité doit présider avant toute conclusion hâtive d’une action précipitée, que l’approche scientifique demeure la précaution première de toute crainte ou émotion et que rares sont les toxicités monocausales.

Près de cent quarante communications affichées ont permis  de rencontrer bon nombre de jeunes collègues aux dynamismes vigoureux et prometteurs sur des thèmes aussi variés que les eaux usées, la bioaccumulation, les bioindicateurs, la pollution alimentaire, la santé humaine, les toxines, les substances bioactives. Tous sont avides de collaborations, y compris pour trouver des laboratoires d’accueil loin de leurs pays, et tous sont attentifs aux expériences des autres, démontrant ainsi qu’ils adhèrent à la notion de perméabilité des frontières et à la diversification des savoirs.

 

Sousse, assurément, c’est un succès !

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Nanotechnologie et réglementation européenne

 

Deux opérations ont été lancées en 2009 :

 

- Etiquetage des produits cosmétiques renfermant des nano substances

En première étape vers l'information du consommateur, le Parlement européen a adopté le 24 mars 2009 une résolution pour pallier les insuffisances de protection du consommateur, le texte prévoit :

- de rendre obligatoire à partir de 2012 l'étiquetage des produits cosmétiques renfermant des nano substances mais avec des restrictions qui affaiblissent l'efficacité du texte comme l'absence d'obligation d'étiquetage des produits commercialisés avant 2012.

- la mise en œuvre d'une nouvelle procédure de mise sur le marché des produits cosmétiques renfermant des nanoparticules, mais avec des restrictions d'application aux nanosubstances insolubles et biorésistantes.

Consulter le texte adopté à l'adresse:

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2009-0158+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR

 

- Aspect réglementaires des nanomatériaux

Le Parlement européen a adopté le 24 avril 2009 une résolution demandant en particulier:

- l'introduction d'une définition scientifique et exhaustive des nanomatériaux dans la législation communautaire

- à la Commission d'étudier la nécessité de réviser le règlement REACH en ce qui concerne, notamment:

  . l'enregistrement simplifié des nanomatériaux manufacturés ou importés pour une quantité inférieure à une tonne;

  . l'examen de tous les nanomatériaux, considérés comme étant de nouvelles substances;

  . un rapport sur la sécurité chimique comportant une évaluation de l'exposition pour tous les nanomatériaux enregistrés;

  . des exigences de notification pour tous les nanomatériaux mis sur le marché, qu'ils soient commercialisés en tant que tels ou qu'ils entrent dans la composition de préparations ou d'articles.

 

Consulter le texte à l'adresse:

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0328&language=FR

 

La réglementation Reach et l'expérience acquise dans sa mise en œuvre permettra peut être d'aborder plus efficacement les problèmes d'introduction des "produits nanotechnologiques" en Europe et de traiter de leur impact sur l'Homme et l'environnement.

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ECHA – Agence Européenne des produits chimiques

 

Au cours de la première année, l'Agence s'est consacrée à l’établissement de son organisation et au recrutement de son personnel, pour pouvoir être prête à traiter les enregistrements à partir du 1er juin 2008.

 Pour prendre ses décisions, l'Agence tiendra compte des meilleures données scientifiques et techniques et informations socio-économiques disponibles. Elle fournira aussi des informations relatives aux substances chimiques et des conseils techniques et scientifiques. Par le biais de l'évaluation et de l'approbation des propositions d'essais, l'Agence minimisera les essais sur les animaux.

 L'Agence, située à Helsinki, en Finlande, gère les procédures d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restriction relatives aux substances chimiques, afin d'assurer la cohérence au niveau de l'Union européenne. Ces procédures REACH sont destinées à fournir des informations complémentaires sur les substances chimiques, afin de veiller à leur utilisation sûre et de garantir la compétitivité de l'industrie européenne.

 

http://echa.europa.eu/pre-registration/submission_fr.asp

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La guêpe, le virus et la chenille

 

"Je me sers des animaux pour instruire les hommes" Jean de La Fontaine

 

Quelle citation pourrait mieux accompagner la mise en évidence d'un cas de "thérapie génique naturelle" pratiqué par une guêpe depuis plusieurs millions d'années pour favoriser sa reproduction au détriment d'un autre être vivant.

Les guêpes parasites de la famille des braconides et leurs chenilles hôtes constituent un modèle original de parasitisme : les guêpes pondent leurs œufs dans les chenilles et injectent simultanément des particules virales pour contourner les défenses de leur hôte et contrôler sa physiologie afin d'assurer la survie des larves de la guêpe.

Une équipe de l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (CNRS/Université François-Rabelais Tours), en collaboration avec un laboratoire de l'université de Berne et le Génoscope d'Evry a mis en évidence que les gènes codant pour ces particules virales ne proviennent pas du génome d'un nudivirus mais sont issus du génome de la guêpe elle-même. Il s'agit de gènes produits dans les ovaires de la guêpe et provenant d'un virus capturé par l'ancêtre commun des guêpes il y a 100 millions d'années.

 

Références

Revue "Science" du 13 février 2009

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/323/5916/926

 Communiqué de presse 1533 du CNRS en date du 13/02/2009 :

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1533.htm

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Les animaux sentinelles

 

Si le concept d’animaux sentinelles du risque sanitaire d’origine environnementale pour l’Homme est ancien, le contexte environnemental actuel avec notamment les  perturbations climatiques, les modifications de l’habitat d’espèces vectrices de maladies animales ou /et humaines, les possibilités analytiques de détecter voire quantifier des polluants longtemps méconnus, la large gamme de produits chimiques produits et utilisés par l’Homme dans de multiples situations, élargissent l’interprétation de ce concept qui de ce fait recouvre une vision différente  selon que l’on est médecin, infectiologue, toxicologue , écotoxicologue, ou vétérinaire.

Une étude est en cours, de faisabilité d’un réseau de vétérinaires épidémiosurveillants des cancers canins ("pet epidemiology") avec l’aide de collègues cliniciens, épidémiologistes et cancérologues du site d’Alfort en lien avec des médecins épidémiologiste et cancérologues de l’Inserm et de l’InVS (Dr A.Sasco et Dr J. Le Moal). Forts des données fournies par le réseau, les toxicologues, les épidémiologistes, les cancérologues et les cliniciens de l’ENV Alfort analyseront ces informations en collaboration avec les épidémiologistes et les cancérologues humains qui travaillent avec  eux à cet objectif de santé publique et de pathologie comparée. Le réseau évoluant constamment et se renforçant d’année en année, les données reflèteront de mieux en mieux la réalité du terrain et l’incidence des maladies animales. Un registre des cancers canins et félins pourra alors voir le jour. En outre, des comparaisons d’incidence de maladies similaires à l’espèce canine ou féline et à l’espèce humaine contribueront à la recherche de causes communes, en particulier environnementales.

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Les dentifrices au DEG

 

Dès juillet 2007, L’Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé - Afssaps a attiré l’attention des consommateurs sur la vente, dans un certain nombre de pays européens, de dentifrices contenant du diéthylène glycol (DEG) ajouté comme épaississant en remplacement de la glycérine.

 Principalement importés de Chine, ces dentifrices ont été identifiés par les autorités sanitaires françaises, espagnoles, britanniques, américaines et canadiennes.

En 2007, l'enquête de surveillance du marché français des dentifrices, réalisée en urgence conjointement par l’Afssaps et les services de la DGCCRF et des Douanes, a permis de procéder en moins de 2 mois aux retraits de 11 dentifrices du territoire national dont 10 d’origine chinoise.

 

La mise à jour de septembre 2008 du document AFSSAPS concernant les dentifrices contenant du diéthylène glycol (DEG) est disponible à l'adresse:

http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/deg/sommaire.htm

 

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Quelques précisions sur les phycotoxines

 

Les toxines DSP (Diarrhetic Shellfish Poisons) regroupent différents composés se répartissant en plusieurs familles : les dinophysistoxines (DTXs) dont la principale est l'acide okadaïque (AO), les pecténotoxines (PTXs), les yessotoxines (YTXs) et les azaspiracides (AZAs). La plupart ont une activité diarrhéique chez le consommateur de coquillages contaminés, une intoxication dont les effets apparaissent dans un délai de deux à douze heures après ingestion. Les principaux symptômes sont des diarrhées, des douleurs abdominales, parfois des nausées et des vomissements. Les toxines DSP étant stables à la chaleur, la cuisson des coquillages ne diminue pas leur toxicité.

 

Les toxines PSP (Paralytic Shellfish Poisons) forment une famille d'une vingtaine de molécules chimiquement proches, dont la toxine de base est la saxitoxine (STX). Parmi les dérivés de la STX, il y a les gonyautoxines (GTXs) et la néosaxitoxine. Ces toxines ont une action paralysante et elles provoquent chez le consommateur de coquillages contaminés, une intoxication dont les effets apparaissent en moins de trente minutes. En cas d'intoxication faible ou modérée, les symptômes sont des fourmillements aux extrémités, des engourdissements autour des lèvres, des vertiges et des nausées, un pouls rapide, une incoordination motrice. Si l'intoxication est forte, la paralysie et les troubles respiratoires qui s'ensuivent peuvent être mortels. Les toxines PSP étant stables à la chaleur, la cuisson des coquillages ne diminue pas leur toxicité.

 

Les toxines ASP (Amnesic Shellfish Poisons) sont constituées d'acide domoïque (AD) et de ses isomères. Ces toxines ont une action amnésiante et elles provoquent chez le consommateur de coquillages contaminés une intoxication dont les premiers symptômes apparaissent dans un délai de 2 à 24 heures : ceux ci sont de type gastro-intestinal (vomissements, diarrhées). Puis, entre 24 et 48 heures, ce sont des symptômes neurologiques qui sont observés (maux de tête persistants, troubles de l'équilibre ou de la vue). Dans les cas les plus graves, il apparaît une perte de mémoire, des altérations de la conscience et parfois des convulsions et un coma. Les toxines ASP étant stables à la chaleur, la cuisson des coquillages ne diminue pas leur toxicité.

 

Pour la plupart, les teneurs maximales en toxines DSP et en toxines paralysantes et amnésiantes sont réglementées au niveau européen depuis les années 90.

 

Dinophysis

et toxines DSP

Alexandrium tamarense

et toxines PSP

Pseudo-nitzschia

et toxines ASP

Photos Ifremer et Afssa

 

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Biotoxines marines - Le Projet National Arcachon

 

Certaines biotoxines marines ou phycotoxines sont synthétisées par des espèces de phytoplancton ou microalgues dont les mollusques bivalves (moules, palourdes, moules, huîtres ...) se nourrissent. La prolifération de ces microalgues ne pouvant être contrôlée, il est impossible d'éviter que les coquillages ne se contaminent en phycotoxines. Afin de prévenir l'exposition des consommateurs à ces biotoxines marines, une surveillance constante des coquillages est assurée dans les zones de production. Aux printemps 2005 et 2006 ainsi qu'au cours de l'été 2006, des épisodes de toxicité ont été détectés dans le bassin d'Arcachon sans que l'on puisse identifier l'agent chimique impliqué. Ces épisodes ont engendré des interdictions d'exploitation pour les huîtres, les moules et les palourdes pour des durées variables ce qui a provoqué un manque à gagner important pour les exploitants. Les causes des toxicités détectées n'ont, pour lors, pu être élucidées. Saisie par le ministère de l'agriculture et de la pêche en juin 2006, l'Afssa a élaboré un programme de recherche visant à élucider les causes des toxicités observées et à développer des outils permettant de détecter et de discriminer rapidement les types de toxines impliquées.

En tant que laboratoire national de référence pour les biotoxines marines, le laboratoire d'étude et de recherches sur la qualité des aliments et des procédés agroalimentaires (LERQAP) de l'AFSSA a été chargé de piloter ce projet qui réunit notamment un autre laboratoire de l'Afssa, le laboratoire d'études et de recherches sur les médicaments vétérinaires et les désinfectants situés à Fougères, l'Ifremer-Arcachon, l'Ifremer-Nantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), le CNRS-Université de Bordeaux, le CNRS-INSU-Université de Montpellier et le laboratoire Anatomie Pathologique de l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort. En août 2007, une première convention entre l'Afssa et la DPMA (Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture) a permis de lancer une campagne de prélèvement d'échantillons dans le bassin. Dans un deuxième temps, une convention a été signée entre l'Afssa, le ministère de l'agriculture et de la pêche et le ministère de la santé assurant le financement global du projet qui a débuté en décembre 2007.

 

Le programme est structuré autour de trois axes. Le premier, prévu pour un an, concerne la collecte de coquillages et leur qualification (préparation des extraits et recherche d'une toxicité). Cette étape est longue et nécessite plusieurs campagnes de prélèvement. Elle est cruciale puisqu'elle permet de fournir des échantillons de qualité aux différents partenaires du projet. Parallèlement au traitement des échantillons, une procédure de prélèvement hebdomadaire des coquillages a été mise en place en 2007 et 2008, et des prélèvements réguliers sont ainsi effectués et transmis pour traitement à l'Afssa.

Le deuxième axe du projet est dédié à l'étude de la toxicité et au développement de tests in vitro sur cultures cellulaires. Plus fondamentale, cette tâche durera trois ans. Son but est de disposer d'un test spécifique pour chaque type de toxicité, permettant face à une situation de toxicité inconnue, de déterminer rapidement et spécifiquement le type de toxicité impliquée. Ce travail est coordonné par le MNHN et l'équipe mixte CNRS-Université de Bordeaux 1. Une thèse Afssa codirigée par l'équipe du LERQAP et le MNHN est menée au MNHN depuis décembre 2006 et porte plus spécifiquement sur le développement de modèles de neurotoxicité.

Le dernier axe du projet est spécifiquement dédié à identifier la cause des toxicités observées en 2005 et 2006. Il est destiné à durer un an. Lors du montage du projet, quatre hypothèses ont été retenues pour tenter d'expliquer ces toxicités: la présence de teneurs élevées en acides gras libres dans les coquillages eux-mêmes, de dérivés de toxines connues dans les coquillages, de toxines liées à des espèces phytoplanctoniques toxiques nouvelles ou encore méconnues dans le bassin d'Arcachon ou l'implication d'autres contaminants d'origine humaine (insecticides). L'étude de chaque hypothèse est en cours, elle est confiée à un ou plusieurs partenaires distincts. De manière complémentaire, l'identification des organes cibles et des éventuelles altérations tissulaires dues aux agents toxiques mis en évidence en 2005 et 2006, sont actuellement analysées à partir d'études anatomo-pathologiques.

Un premier bilan scientifique sera effectué fin 2008 ou début 2009, au terme de la première année de travail.

 

Extrait de la revue AFSSA A-propos N°21, juillet 2008

 

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Etude de la fertilité et de la reproduction humaine autour de l’usine de traitement des combustibles usés de la Hague  

 

Une étude réalisée par l’Unité Inserm 822 «Santé reproductive, sexualité, infection à VIH : Epidémiologie, démographie, sciences sociales» (Le Kremlin Bicêtre) a caractérisé la vie reproductive de la population générale du canton de Beaumont-Hague (Manche), où se trouve l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague, et l’a comparée à la situation observée dans une zone similaire de Bretagne éloignée de l’usine. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une série d’études épidémiologiques conduites autour du site de La Hague sous la coordination d’Alfred Spira, et autour des usines de traitement des combustibles nucléaires usés (en fonctionnement ou ayant cessé leur activité) situées au Royaume-Uni. Le résultat de ce travail est publié dans l’édition de juin du Journal of Epidemiology and Community Health.

Le traitement des combustibles usés est accompagné de rejets dans l’environnement de composés radioactifs et de composés chimiques non radioactifs. Le travail mené par Alfred Spira et ses collaborateurs s’est attaché à étudier plusieurs indicateurs de la reproduction, dans la population générale du canton proche de l’usine et d’une zone de comparaison en Bretagne.

Les chercheurs ont réalisé une enquête incluant, d’une part, 857 habitantes du canton de Beaumont-Hague, où est implantée l’usine de traitement des combustibles usés de La Hague, et, d’autre part, 326 habitantes de quatre communes de la baie de Saint-Brieuc (Hillion, la Méaugon, Saint-Julien et Yffiniac); ces communes ont été choisies pour leur similarité avec le canton de Beaumont-Hague du point de vue de la distribution des caractéristiques socioprofessionnelles, et de la composition des roches du sous-sol, source d’exposition à la radioactivité d’origine naturelle. Les foyers, tirés au sort dans les deux sites, ont été interrogés au printemps 2000 sur leur vie reproductive durant la période allant de 1985 à 2000. La fécondabilité (probabilité mensuelle de survenue d’une grossesse pour un couple n’utilisant pas de méthode contraceptive), la survenue de fausses-couches spontanées et le poids de naissance des enfants nés dans la période d’étude ont été en particulier étudiés. Le questionnaire comprenait des questions sur les facteurs susceptibles d’influencer les événements de la vie reproductive tels que l’âge, la consommation de tabac, le recours à l’assistance médicale à la procréation. L’analyse statistique permettait de rendre les deux zones d’études similaires du point de vue de la distribution de ces facteurs.

 

« L’analyse des données recueillies ne met pas en évidence de différence importante dans les événements de la vie reproductive étudiés entre les deux populations issues des 2 zones comparées » concluent les chercheurs. Cette conclusion s’applique à la population générale, et l’étude ne permet pas de tirer de conclusion spécifique sur des sous-groupes particuliers, comme les travailleurs exposés professionnellement aux rayonnements ionisants ou polluants chimiques.

 

Si ces résultats ne permettent pas de conclure que les caractéristiques de la fertilité et de la reproduction sont strictement identiques entre les deux zones, ils montrent que la proximité de l’usine n’entraîne pas d’altération forte de la probabilité de grossesse, ni d’augmentation du risque de fausse-couche spontanée ou de diminution importante du poids de naissance. Plus précisément, elle indique qu’il est peu probable que la fécondabilité soit inférieure de plus 20% dans la zone de Beaumont-Hague, par rapport à la zone de comparaison.

 

Reproductive Life Events in the Population Living in the Vicinity of a Nuclear Waste Reprocessing Plant

R. Slama, O. Boutou, B. Ducot, et A. Spira. J Epidemiol Community Health 62(6): 513-521, 2008 (n°de juin 2008).

 

Alfred Spira

Directeur de recherche Inserm

alfred.spira@iresp.net

 Information presse INSERM parue le 2 juin 2008

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Mise en place d’une plateforme nationale pour le développement de méthodes alternatives en expérimentation animale - Communiqué de presse de l'Afssaps du 22 avril 2008

 

"Le Ministère de la Recherche et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) annoncent la mise en place d’une « Plateforme Nationale pour le développement de méthodes alternatives à l’expérimentation animale », sous forme d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS), réunissant douze partenaires : Ministère de la Recherche, Afssaps, INERIS (Institut National de l’environnement et des risques), Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail), Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), UIC (Union des Industries Chimiques), FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), LEEM (les Entreprises du Médicament), OPAL (Recherche Expérimentale et Protection de l’Animal de Laboratoire), LFDA (Fondation Ligue Française des Droits de l’Animal), SPTC (Société de Pharmaco-Toxicologie Cellulaire).

Cette plateforme a pour but de fédérer tous les partenaires autour de la volonté commune de favoriser la mise en place de méthodes alternatives permettant de réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des produits de santé et des substances chimiques. La France rejoint ainsi les pays européens disposant d’une plateforme nationale et réunis au sein de la plateforme européenne ECOPA (European Consensus Platform on Alternatives). Ces plateformes réunissent les autorités compétentes, les chercheurs, les industriels et les associations de protection animale. La plateforme incitera les chercheurs français à entrer dans le processus de validation des méthodes via l’ECVAM (European Centre for the Validation of Alternative Methods) et les aidera à faire face au paradoxe auquel ils sont confrontés : ils connaissent, présentent ou évaluent des demandes d’essais portant sur des substances chimiques ou des ingrédients entrant dans la composition des produits de santé, tout en étant confrontés aux impératifs éthiques exigeant de limiter au maximum le recours à l’animal de laboratoire, voire de le supprimer à bref délai dans certains cas. Les réglementations (REACH, 7 ème amendement de la directive cosmétique) et les débats du récent « Grenelle de l’environnement » mettent bien en évidence cette problématique.

A la suite du lancement de cette plateforme nationale, effectué conjointement par le Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de la Recherche et par le Directeur général de l’Afssaps, le Comité Directeur du GIS, présidé par la représentante de l’Afssaps, a tenu sa première séance et nommé son directeur, représentant de l’INERIS, le 6 mars 2008. Les travaux de cette plateforme nationale seront conduits au sein de deux sous-comités : produits de santé (dont le secrétariat sera assuré par l’Afssaps) et substances chimiques (dont le secrétariat sera assuré par l’INERIS).

La mise en place de ces deux sous-comités sera faite par un appel à candidatures d’experts compétents, qui sera prochainement publié. Cela permettra à la plateforme d’entrer dans la phase pratique de ses travaux. "

 

http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/080404.htm

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Evaluation du dispositif de toxicovigilance

 

En 2007 l'évaluation du dispositif de toxicovigilance a fait l'objet d'un rapport de 276 pages établi par l'IGAS - Inspection générale des affaires sociales.

Depuis 1976, les centres anti-poison et la toxicovigilance ont fait l'objet de nombreuses dispositions administratives et réglementaires visant notamment à organiser un dispositif national de toxicovigilance comportant 6 CAPTV (centres anti-poison et de toxicovigilance) et 3 CTV (centres de toxicovigilance), animant des réseaux de correspondants locaux, coordonnés au plan national par une structure centrale, et disposant d'un système d'information commun. Ce rapport fait l'état des lieux de ces dispositifs et constate que l'organisation de la toxicovigilance prévue par les textes demeure incomplètement mise en œuvre (moyens humains et financiers réduits, fonctionnement artisanal dominé par la réponse téléphonique à l'urgence). Soulignant l'évolution des risques d'intoxications aiguës ou chroniques, il constate qu'à l'étranger, avec des situations initiales semblables à celles de la France, un enseignement de toxicologie de haut niveau se met en place dans les cursus universitaires. Des préconisations sont proposées afin de redéfinir les missions et les outils nécessaires à la toxicovigilance, d'en repenser l'organisation, d'en réformer le financement et de mettre en place un pilotage hospitalier adapté, dans le but de surmonter les difficultés de la toxicologie.

En page 2 du rapport une phrase résume le constat de la situation :

"La situation de la toxicovigilance est inquiétante".

 

Le document (3Mo) peut être consulté sur Internet à l'adresse suivante :

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000735/0000.pdf

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Plan de Gestion des Risques (PGR)

Selon l’article 8 de la directive 2004/27/CE, une demande d’AMM doit comprendre une "description détaillée du système de pharmacovigilance et, le cas échéant, de gestion du risque que le demandeur mettra en place".

 

Depuis les retraits du marché de la cérivastatine en août 2001, puis du Vioxx® en octobre 2004, la réglementation communautaire portant sur la surveillance des médicaments a évolué. Elle a renforcé les obligations au titre des outils classiques de pharmacovigilance, mais, elle s’appuie aussi désormais sur la mise en place de plans de gestion des risques concernant certaines catégories de produits notamment :

- les médicaments nouveaux (contenant une substance active nouvelle ou bio similaire),

- les médicaments génériques lorsqu’un problème de sécurité a déjà été identifié avec le médicament princeps,

- les médicaments déjà commercialisés mais dont la demande d’extension de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) entraîne des changements significatifs des conditions d’emploi du produit.

 

Les PGR visent, dès la mise sur le marché de ces médicaments, à mieux connaître leur profil de sécurité pour entreprendre les actions permettant de maîtriser le risque.

Ceci consiste, par exemple, à identifier précocement les populations à risque ou les pratiques non conformes au bon usage du médicament, dans les conditions réelles d’utilisation. Par rapport à la démarche de pharmacovigilance classique, basée sur le recueil et l’évaluation des signaux rapportés par les professionnels de santé, les PGR impliquent donc une surveillance proactive et orientée des risques, qui s’accompagne d’une évaluation constante du rapport bénéfice/risque.

Conjointement à ces mesures de surveillance renforcée, le PGR peut inclure, si nécessaire, un plan de minimisation du risque comprenant des actions de communication à destination des professionnels de santé et des patients, afin de favoriser le bon usage du produit et la sécurité d’emploi.

L’Afssaps s’est dotée en 2005 au sein de la Direction de l’évaluation des médicaments et des produits biologiques d’un département chargé de la surveillance des risques, du bon usage et de l’information sur les médicaments. Cette structure a notamment pour mission de mobiliser toutes les ressources et outils permettant de mettre en œuvre des plans de gestion des risques (PGR) de manière coordonnée, en étroite relation avec la pharmacovigilance.

 

Depuis cette date, une centaine de PGR ont été évalués par l’Afssaps, soit dans le cadre de ses activités européennes (France désignée comme rapporteur pour une demande d’AMM centralisée), soit dans le cadre de ses activités nationales.

 

L’Afssaps a identifié un certain nombre de problématiques particulières susceptibles d’être rencontrées en France : offre thérapeutique spécifique, pratiques médicales ou conditions de délivrance différentes ou encore nécessité de prendre en compte une sensibilisation particulière due à des problèmes de pharmacovigilance rencontrés antérieurement avec les produits d’une même classe. Ces situations peuvent conduire parfois à la mise en place d’un PGR national, complétant ou prolongeant le PGR européen

 

L’Afssaps a ouvert une rubrique dédiée aux PGR sur son site internet : http://afssaps.sante.fr .

Dans un premier temps, seuls les PGR nationaux ou comprenant des dispositions complémentaires aux PGR européens y sont diffusés. Par exemple fiche PGR de l'Acomplia à l'adresse : http://afssaps.sante.fr/htm/10/pgr/fiche_pgr_acomplia.pdf

 

Les résumés des PGR européens sont disponibles sur le site de l’EMEA - European Medicines Agency :

 http://www.emea.europa.eu

 Information sur la législation européenne : EMEA Implementation of the New EU Pharmaceutical Legislation :

 http://www.emea.europa.eu/htms/general/direct/legislation/legislationhuman.htm

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Toxicologie Nucléaire Environnementale - Bilan du programme de recherche ToxNuc-E piloté par le CEA

 

Le Programme de recherche de Toxicologie Nucléaire Environnementale "ToxNuc-E" a pour objectif d’identifier les effets toxiques d’éléments chimiques, radioactifs ou non, utilisés dans la recherche et l’industrie nucléaires. Ces travaux visent à déterminer les mécanismes de toxicité de ces éléments pour l’homme et son environnement et de proposer des procédés de dépollution des sols et de traitement d’éventuelles contaminations

Ce programme, piloté par le CEA et soutenu par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, comporte 15 projets de recherche et fédère depuis 2004 une communauté scientifique pluridisciplinaire d’environ 200 chercheurs/an et 100 doctorants et post-doctorants (CEA, CNRS, Inra, Inserm). Avec plus de 300 publications, les retombées de ces recherches dépassent le cadre nucléaire et contribuent à un développement des recherches en toxicologie au niveau national.

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Des abeilles pour tester la pollution de l'air à l'aéroport de Lyon

 

L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry vient d'installer dix ruches équipées de trappes à pollens en bout de piste et à l'abri du vent du nord afin de tester la qualité de l'air.

Ces ruches doivent compléter le système d'analyse physico-chimique de l'air installé par la Coparly (comité de coordination et de contrôle de la pollution atmosphérique de la région lyonnaise) qui dispose depuis 2004 d'un capteur fixe en bout de piste.

Le miel et le pollen seront analysés afin de rechercher en particulier des traces d'hydrocarbures aromatiques polycycliques et de métaux lourds. Des prélèvements des produits de la ruche seront effectués par l'apiculteur chargé de l'entretien et de l'exploitation des ruchers et seront adressés trois fois par an (sauf en hiver où les abeilles sont au repos) à la Coparly pour analyses.

Ces ruches fourniront en outre des indications sur les plantes butinées dans un rayon de deux kilomètres et permettront de suivre l'évolution de la flore année après année. Afin de favoriser la biodiversité, l'aéroport s'apprête à semer plus de 5 hectares de jachères fleuries au nord de l'aéroport.

La Coparly et l'Adara (Association de développement de l'apiculture en Rhône-Alpes) ont réalisé ensemble une étude de faisabilité afin de déterminer la taille du rucher, les choix de traceurs et le protocole de mesures.

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Potentiel cancérogène des nitrates, nitrites et des toxines peptidiques de cyanobactéries

 

Monographie de l'IARC - Centre International de Recherche sur le Cancer (1)

Y. Grosse, R. Baan, K. Straif, B. Secretan, F. El Ghissassi, V. Cogliano

http://monographs.iarc.fr

 

En juin 2006, dix neuf scientifiques de huit pays se sont réunis au Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC) à Lyon afin d'évaluer la cancérogénicité des nitrates et nitrites ingérés ainsi que des toxines peptidiques de cyanobactéries: la microcystine-LR et les nodularines. Ces agents environnementaux sont liés à l'écoulement des engrais agricoles qui augmentent les concentrations en azote des eaux de surface et des eaux souterraines, et pourraient contribuer au développement de cyanobactéries dans les plans d'eau. Les résultats des évaluations constitueront le volume 94 des Monographies de l'IARC (1).

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Les Centres anti-poisons en France 

 

En France, les Centres anti-poisons sont des structures implantées dans les centres hospitalo-universitaires.

 

Ils ont deux grandes missions : 

- le traitement des situations d'urgence par une contribution à la prise en charge des urgences toxicologiques en donnant des avis et conseils pour le diagnostic, le pronostic et le traitement des intoxications aiguës volontaires ou accidentelles . 

- la toxicovigilance avec le recueil des situations de pollution ou des cas d'intoxications aiguës ou chroniques avec des produits à usage agricole, alimentaire, cosmétique, industriel, ménager, pharmaceutique ... .

 

N° de téléphone des principaux centres antipoison

Angers

02 41 48 21 21

Bordeaux

05 56 96 40 80

Grenoble

04 76 42 42 42

Lille

03 20 54 55 56

Lyon

04 72 11 69 90

Marseille

04 91 75 25 25

Nancy

03 83 32 36 36

Paris

01 40 37 04 04

Reims

03 26 86 26 86

Rennes

02 99 59 22 22

Rouen

02 35 88 40 00

Strasbourg

03 88 37 37 37

Toulouse

05 61 49 33 33

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